fanions

Edito

« Apprendre à vivre comme des frères pour ne pas mourir comme des idiots ! » Dans sa conception collective, la Culture représente l’identité d’un peuple.

Sans idéologie ni recettes toutes faites, dans la dignité, le respect des différences, le Champsaur tente de répondre à la question du vivre ensemble sur un même territoire. « L’écho des mots » y puise sa source.

Festival en mouvement perpétuel, le conte en est son fil d’Ariane. Parce qu’il est aussi vieux que le monde et moderne à la fois, il peuple l’imaginaire de toutes les populations.

Les nouvelles technologies ne font qu’emprunter les symboles des contes et des mythologies.
Ne parle-t-on pas de la toile en informatique ? Et donc de l’Araignée, créatrice du Monde dans plusieurs cultures ?
Du web, où on se déplace avec une souris, qui symbolise la vision nocturne dans la civilisation égyptienne ?

A l’heure où nous manquons de repères, les contes peuvent être des guides, comme une lumière innocente qui contraint à faire face à sa vie et nous renvoie plus ouvert, plus tolérant, plus profond.
« Sois en paix avec toi-même, et elle s’étendra à tout le pays ».
En faisant appel à notre part sensible, ils ouvrent la voie à une habitation poétique de la Terre.

Ce sont des cadeaux, à qui veut les entendre.
« Hier était l’histoire, demain sera un mystère, aujourd’hui est un cadeau, on l’appelle Présent ».
Le conte est moderne s’il montre l’exemple dans la diversité ; si certains conteurs racontent dans la tradition la plus pure, avec une simplicité désarmante, d’autres dans une recherche de création plus personnelle puisent dans le théâtre, la marionnette, le cirque, la musique…

Peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse !
Encore une fois, nous repartirons avec des rêves si beaux que nous arrêterons de vieillir !!!

Merci d’être là, cette histoire n’existerait pas sans vous.
Ni Anges, ni Démons, Humains !

Bon festival à toutes et tous !

fillettes