Une vieille légende hindoue raconte qu’il fut un temps où les hommes étaient des dieux. Mais comme ils abusèrent de leur divinité, le maître des lieux, Brahma, leur ôta le pouvoir divin et le cacha en un lieu où il lui serait difficile de le trouver. Au centre de la Terre ? Au plus profond des océans ?
Non, ce serait trop facile pour lui, l’homme creuse, explore partout, sauf… « Au plus profond de lui-même, seul endroit où il aura du mal à aller » !

Aujourd’hui l’occasion est belle pour faire face à nos peurs et reconquérir notre divinité enfouie au plus profond de nos entrailles, de notre chair et de nos os.

« Les Contes réorganisent le monde quand il est dans le chaos », rappelle le conteur libanais Jihad Darwiche à la sortie de la guerre de son pays.

Organiser un festival par les temps qui courent n’est pas une mince affaire.

Construire, déconstruire, patienter attendre encore, tourner en rond, marcher à reculons, éliminer,se mettre des barrières, virer de bords, affronter les vents contraires, gérer les contraintes, encadrer, ne nous paraît pas toujours compatible avec l’esprit d’un festival que nous avons toujours voulu ouvert et joyeux.

Nous avons dû accepter de ne pas tout maîtriser. De faire face aux contraintes. En ancrant toujours plus le sens de notre démarche.

Parce que l’essentiel est le chemin, nous prenons le temps de nous harmoniser davantage encore, pour permettre chaque année depuis 16 ans maintenant ce précieux moment de fête et de retrouvailles.

La culture unit les hommes et les pousse vers le beau. C’est un besoin de première nécessité, une denrée essentielle pour nos âmes. Besoin vital pour s’épanouir comme pour apprendre à vivre ensemble.
« Tout ce qui travaille à la culture travaille contre la guerre » Sigmund Freud.

La magie du spectacle vivant n’est pas la même à travers un écran. Elle est le fruit d’un face à face incarné, d’une vraie rencontre, avec les yeux, les oreilles et l’épiderme au taquet ! 

Les artistes ne travaillent pas uniquement pour gagner leur vie, ils travaillent à ouvrir les chemins d’autres possibles, et ils croient si forts à leurs rêves qu’un jour ils deviennent réalités.
« Nous on veut continuer à danser encore,voir nos pensées enlacer nos corps ».

Plus que jamais, nous vous donnons rendez-vous au mois d’août dans le Champsaur, pour un hymne à la joie et à la confiance !
A plusieurs on est meilleur !

 

Bon festival !